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La sophrologie ... un chemin à la découverte de soi

Pour moi, la sophrologie est un chemin à la découverte de soi.


En décidant d’emprunter ce chemin, nous laissons de côté nos comportements automatiques pour adopter des comportements conscients qui reflètent ce que nous sommes au plus profond de nous.


Laissez-moi vous emmener, dans l’espace et dans le temps, le long de ce chemin que d’autres ont emprunté avant nous.

1) Notre première étape nous conduit en Grèce Antique, aux alentours de – 400 av JC. Nous y rencontrons le philosophe Platon. Il nous livre les apprentissages qu’il a reçus de son maitre Socrate. Ce dernier expliquait ce que signifiait l’inscription « gnôthi seautón » sur le fronton du temple de Delphes : « Connais-toi toi-même ». Cette devise nous incite à prendre conscience de nos limites, à accepter le fait que nous ne savons rien malgré ce que nous croyons savoir et à pouvoir voir les choses différemment. Ainsi, en partant du Doxa (monde des sensations, des croyances et des opinions où règne l’illusion et le savoir approximatif), nous pouvons, grâce à l’éducation rejoindre l’Epistémê (temple du savoir et des connaissances), puis atteindre la Sophia (sanctuaire de la connaissance absolue et de la sagesse) et nous découvrir en harmonie avec nous-même. Il traduit cette quête de la connaissance dans le livre VII de La République, au travers de l’allégorie de la caverne. Dans plusieurs de ses discours, Platon parle également de « sôphrosunè » comme d’une sagesse emplie de bon sens.


2) Notre deuxième étape nous emmène à Madrid, dans la deuxième moitié du 20ème siècle. Nous y faisons la connaissance d’un docteur en médecine et chirurgie de la faculté de Madrid. Il se nomme Alfonso Caycedo. Il se spécialise en psychiatrie auprès du professeur Juan José López-Ibor. Il s’intéresse particulièrement au traitement de la conscience pathologique et souhaiterait s’éloigner des méthodes appliquées, à savoir les électrochocs et le coma insulinique, qu’il ne trouve pas humains. Il crée alors, en 1960, une nouvelle discipline médicale orientée sur l’étude de la conscience et la recherche de méthodes qui développeraient son équilibre. Il invente le terme de « sophrologie » en opposition au terme de « schizophrénie » qui renvoie à la notion de rupture, de déséquilibre de l’esprit. Il cherche alors à étudier (« logos ») l’équilibre (« sos ») de la conscience (« phren »). Sos … Phren … Logos … Sophrologie … L’étude de la conscience en équilibre est née.


3) Notre troisième étape nous dépose en Suisse, en 1964. Nous y retrouvons le docteur Alfonso Caycedo qui, après avoir lu les travaux d’Edmund Husserl sur la conscience pure, apprend la phénoménologie existentielle auprès du professeur Ludwig Binswanger. Il cherche alors à comprendre comment privilégier l’expérience par rapport à l’intellectualisation, laisser les phénomènes émerger à la conscience, les accueillir sans jugement.


4) Notre quatrième étape nous éloigne de l’Europe pour rejoindre l’Asie, au milieu des années 60. Alfonso Caycedo, encouragé par sa femme et le professeur Binswanger, part à la découverte de l’Orient, de ses pratiques et philosophies afin d’approfondir sa connaissance de la conscience car « Eux savent ! ».

Il commence par découvrir le yoga en Inde. Il note l’importance du corps pour les yogis, leur capacité d’attention et de concentration sur leur corps.

Il découvre ensuite le bouddhisme au Tibet et la méditation et comprend l’importance que revêt la contemplation.

Il termine son périple au Japon où il y découvre les techniques du zen japonais qui est une forme épurée du yoga et du bouddhisme. Il rapproche alors le corps et l’esprit.


5) Notre cinquième étape nous ramène en Espagne, à Barcelone, de la fin des années 60 à la fin des années 70. Alfonso Caycedo, riche de ses enseignements suisses, indiens, tibétains et japonais, formule une nouvelle hypothèse sur la conscience humaine. Il définit un nouvel état de conscience, la « conscience sophronique », qui se caractérise par sa nature sereine, positive, porteuse de valeurs mais que l’on doit conquérir. Cette conscience est différente de la conscience ordinaire, celle qui nous accompagne tous les jours et que nous ne cherchons pas à développer, et s’oppose à la conscience pathologique. Il développe également les trois premiers degrés de la « Relaxation Dynamique » pour nous amener à découvrir notre corps, notre esprit et l’intégration corps-esprit, avec un regard phénoménologique. La sophrologie, utilisée premièrement en psychiatrie, est adaptée et se déploie dans d’autres branches médicales.


6) Notre sixième étape nous conduit au Brésil, à Recife, en août 1977. Alfonso Caycedo fait une déclaration, la déclaration de Recife ou déclaration des valeurs de l’homme. Il fait le constat que l’humanité subit de « graves transformations » qui la précipitent « dans un monde sans signification » et affaiblissent « ses valeurs au niveau biologique ». Il voit en la pratique de la sophrologie une solution pour « s’adapter à des circonstances inconnues » et donner naissance à des structures biologiques nouvelles, en stimulant ce qu’il y a de positif pour l’homme. Il prône l’ « entrainement sophrologique » pour « tenter de sauver les valeurs de l'homme face à la crise de la civilisation contemporaine » et permettre « l'acquisition d'une conscience nouvelle, seule solution permettant d'affronter la maladie des masses dont souffre l'humanité ».


7) Notre septième étape nous permet de rejoindre la patrie d’origine d’Alfonso Caycedo, et plus précisément Bogota, en Colombie, au début des années 80. Alfonso Caycedo souhaite développer la sophrologie sociale comme méthodologie qui aide à renforcer les valeurs fondamentales de l’être humain. Il forme alors des étudiants à la sophrologie et développe de nouvelles techniques pour améliorer le quotidien de personnes de tous âges. C’est à partir de là que la sophrologie devient sociale et prophylactique. Elle peut alors aider à gérer le stress de la vie quotidienne, les difficultés, à améliorer l’équilibre émotionnel, la confiance en soi, à retrouver du sens … pour tout un chacun : nos enfants, nos aînés, des étudiants, des sportifs, des futures mamans, des toxicomanes, des angoissés …


Et nous voilà de retour ici et maintenant, au commencement du chemin. Nous pouvons à notre tour décider d’emprunter le chemin tracé notamment par Socrate, Platon, Alfonso Caycedo, les yogis d’Inde, les bouddhistes du Tibet, les maîtres zen du Japon… pour, comme eux :


  • apprendre à nous connaître,

  • chercher à atteindre l’équilibre de notre conscience,

  • vivre nos expériences avec un regard neuf, comme si c’était la première fois,

  • nous concentrer sur notre corps et nos sensations, nous contempler, relier notre corps à notre esprit,

  • développer notre conscience sophronique,

  • nous entrainer pour acquérir cette nouvelle conscience de nous-même,

  • et être en accord avec nos valeurs de vie.


La sophrologie est donc ce chemin. Un chemin rempli de sens (significations) où peuvent revivre nos sens (sensations), tout particulièrement à l’heure où notre civilisation subit des perturbations (pandémie, guerres, changement climatique...) qui nous touchent tous de plein fouet, qui nous forcent à nous adapter, à nous réinventer, à être en accord avec les valeurs de l’humanité. Alfonso Caycedo entrevoyait déjà cela lors de la déclaration de Recife.


J’ai moi-même emprunté ce chemin. Je peux vous accompagner sur cette voie, vous proposer des cartes pour vous guider sur ce chemin. Partons ensemble à la découverte de nous-même, à la recherche de cet équilibre au plus profond de notre être qui nous permet de mettre en accord nos pensées, nos sensations et nos ressentis. Notre mental, notre corps et nos émotions en harmonie. Tête, corps, cœur alignés.

Dans le plus profond respect de nous-même, avec bienveillance. Agréable présence à nous-même dans le monde dans lequel nous évoluons. Soyons nous-même en conscience !


Ut Conscienta Noscatur

Pour que la conscience soit connue

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